Saint Bruno,
fondateur de l'Ordre des Chartreux

Bruno naquit à Cologne, au début du XIᵉ siècle.

Dès sa première enfance, il montra de tels indices de sa sainteté future, par la gravité de ses mœurs et par le soin qu’il mettait, avec le secours de la grâce divine, à fuir les enfantillages de son âge, qu’on pouvait déjà reconnaître en lui, un père de religieux et un restaurateur de la vie anachorétique.

Ses parents, illustres par leur noblesse et leurs vertus, l’envoyèrent à Paris. Il y fit de tels progrès dans l’étude de la philosophie et de la théologie, qu’il obtint le titre de docteur et de maître en l’une et l’autre faculté.

Grande chartreuse, dans le massif de la Chartreuse.

Peu après, en raison de ses remarquables vertus, il reçut un canonicat, dans l’Église de Reims.

Quelques années plus tard, il renonça au monde, avec six de ses amis, et se rendit auprès de saint Hugues, évêque de Grenoble.

Dès que l’évêque fut instruit du motif de leur venue, il comprit que c’était eux qu’il avait vus en songe, la nuit précédente, sous l’image de sept étoiles se prosternant à ses pieds ; il leur concéda, dans son diocèse, des montagnes d’accès très difficile nommées Carthusiennes.

Lui-même accompagna Bruno et ses compagnons jusqu’à ce désert, où le saint mena plusieurs années la vie érémitique.

Urbain II, qui avait été son disciple, le fit venir à Rome et s’aida quelques années de ses conseils et de sa doctrine dans les calamités de l’Église.

Bruno, après avoir refusé l’archevêché de Reggio, obtint d’Urbain la permission de quitter Rome.

Poussé par l’amour de la solitude, il se retira dans un lieu désert, aux confins de la Calabre, près de Squillace.

Ce fut là que Roger, comte de Calabre, étant à la chasse, le découvrit en prière, au fond d’une caverne, à l’entrée de laquelle les chiens aboyaient. Le comte, frappé de sa sainteté, commença de l’honorer et de le combler de faveurs, lui et ses disciples. Les libéralités de Roger ne demeurèrent pas sans récompense.

En effet, tandis qu’il assiégeait Capoue, Sergius, un de ses officiers ayant formé le dessein de le trahir, Bruno, vivant encore dans ce désert, apparut en songe au comte et, lui découvrant tout le complot, le délivra d’un péril imminent.

Enfin, plein de mérites et de vertus, non moins illustre par sa sainteté que par sa science, Bruno s’endormit dans le Seigneur et fut enseveli dans le monastère de Saint-Étienne, construit par Roger, où son culte est resté jusqu’ici en grand honneur. ❏

____________________

E Breviario romano, ad secundum nocturnum, in sancti Brunonis festo.

Numéro 30

Samedi 6 octobre

Fête de Sᵗ Bruno

— ASQC
Concorde sacerdotale & augustinienne

— S'abonner
pour vous abonner aux Chroniques ecclésiastiques cliquez ici.

— Visitez notre site
Retrouvez tous les articles des Chroniques sur le site http://savonarola.ovh

— Nous contacter
La fin de cette publication étant l'édification et l'instruction du peuple chrétien, nous serions heureux de recevoir vos questions, auxquelles nous tâcherons de répondre en de raisonnables délais et au mieux de nos capacités.
Adressez-nous vos questions en cliquant ici.

— Faire connaître
N'hésitez pas à faire connaître à votre entourage les Chroniques ecclésiastiques.

— Se désabonner
Si vous ne souhaitez plus recevoir les Chroniques ecclésiastiques, veuillez nous le signifier en cliquant ici.