Saint Castor de Nîmes
fondateur de l'abbaye de Mananque,
puis évêque d'Apt

Castor, natif de Nîmes et issu d’une famille illustre, fut d’abord avocat, et, dans cette profession, se distingua autant par sa probité que par son talent. Revêtu ensuite des fonctions de juge, il était le soutien de l’opprimé, et la cause de l’orphelin et de la veuve était toujours bien accueillie de lui.

Fronton de la cathédrale Saint-Costor de Nîmes.

Il épousa la fille d’une veuve de la ville d’Arles, et dans le mariage il vécut comme il aurait fait dans la vie monastique. Sa belle-mère étant morte et sa femme ayant manifesté le désir de mener une vie plus parfaite que celle du mariage, se sentant lui-même attiré à une perfection plus élevée, il fonda le monastère d’hommes de Mananque (Manancha, sur le territoire du boug actuel de Menerbes, arrondissement d’Apt, canton de Bonnieux), et dédia l’église sous le titre de Saint-Faustin.

Il ne voulut pas, quelque instance qu’on lui fît, en accepter la direction, aimant mieux pour lui les offices les plus vils que la charge de gouverner ses frères. Un miracle vint faire éclater sa sainteté aux yeux de tous : il retira d’un four ardent sa robe de laine sans être blessé par le feu. L’abbé de son monastère étant mort, il lui succéda par obéissance. Jaloux de donner à ses moines la règle de vie la plus parfaite, il consulta le bienheureux Jean Cassien, abbé de Saint-Victoire de Marseille, qui avait soigneusement étudié les monastères d’Égypte et d’Orient. Il existe de Cassien les livres sur l’Institution monastique adressés à Castor.

Après le décès de Quintin (ou Quentin), évêque d’Apt, Castor fut choisi à l’unanimité pour le remplacer. À cette nouvelle, il s’enfuit de son monastère et se cache dans une caverne, près du Lubéron. Peu après il fut découvert par des chasseurs, et on le força de monter sur le siège d’Apt, dont il gouverna très-saintement l’église dans des temps difficiles.

Il se rendit surtout admirable par sa charité envers les pauvres et les prisonniers. Il visitait souvent son monastère, dont il avait conservé le gouvernent.

Une fois il s’y rendait à pied, la nuit, avec un seul compagnon, pendant qu’il faisait un temps affreux, et la tempête partout déchaînée l’épargna au point que le flambeau que portait son diacre ne fut pas même éteint par le vent.

Il souscrivit, avec treize autres évêques, au concile qui se tient, par l’ordre de Boniface Ie, contre Maximin Valentin, corrupteur de son troupeau. Il convertit la prison d’Apt en une chapelle qu’il consacra au Christ Sauveur.

Sentant la mort approcher, il convoqua les prélats voisins et les moines, et leur annonça avec joie son prochain départ pour la vie bienheureuse.

Il expira saintement le 21 septembre 420, et fut enterré dans la chapelle du Sauveur.

Après la ruine de cet édifice, il fut transféré dans l’église cathédrale d’Apt où son corps est en grande vénération.

Dans les représentation de saint Castor de Nîmes, on voit ordinairement un sanglier près de lui ; c’est pour rappeler qu’un jour qu’il rentrait dans sa ville épiscopale, un de ces animaux, poursuivi par des chiens, se réfugia auprès de l’homme de Dieu, et qu’il en obtint la vie sauve. ❏

 

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Extrait des Petits bollandistes, au 22 septembre.

 

Numéro 28

Samedi 22 septembre

IV Temps de Septembre

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Concorde sacerdotale & augustinienne

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