I — Périple à travers l'Europe

Après quelques semaines d'absence dues à un Été particulièrement chargé — mais au demeurant fructueux — nous reprenons donc le rythme hebdomadaire des Chroniques ecclésiastiques.

Nous dûmes voyager jusqu'en République tchèque où nous y rencontrâmes quelques communautés sédévacantistes.

À notre retour, nous passâmes encore par Ferrare, Florence et Pistoie.

Profitons donc des clichés réalisés pour nous essayer à quelques commentaires et considérations sur l'art sacré.

 

II — Nouvelle muture

Saint Jérôme de Carlo Crivelli
en image d'entête

Carlo Crivelli est un peintre vénitien tout-à-fait caractéristique du quattrocento italien.

L'anachronisme consistant à représenter saint Jérôme revêtu du galero et de la pourpre cardinalice a pour dessein de signifier l'immense autorité de ce Père de l'Église, illustrissime compositeur notre sainte Vulgate.

Ses traits sont sévères, comme pour nous rappeler l'austérité de ses mœurs et la pureté de sa doctrine.

Son regard est bas, méditatif, pour évoquer son éminente piété et la profondeur de son savoir.

Puisse donc Ss. Jérôme et Augustin guider nos pas chancelants et illuminés nos esprits ignorants.

Nous plaçons ces Chroniques sous leur protection.

 

III —  De la Bohème à Pistoia,
considérations sur l'art sacré

— Abbaye de Litomyšl, en République Tchèque —

La variété des traits sous lesquels l'évêque d'Hippone est représenté est grande.

C'est à l'abbaye de Litomyšl, en République Tchèque, que nous le voyons revêtu des insignes épiscopaux, tenant le diable en sujétion. Le mouvement que l'artiste a imprimé à cette statue suggère que Sᵗ Augustin devait avoir — en sa main droite — la crosse, afin qu'il pût, ainsi muni du bâton pastoral, occire l'ennemi de nos âmes.

En effet, Saint Augustin, par le pouvoir conféré par la consécration épiscopal, couplé à une éminente sainteté et une parfaite orthodoxie, terrassa Satan.

— Duomo di Pistoia, Toscana —

Considérez ce magnifique monument funéraire.

De pure style baroque, on y voit les armes de Mgr Léon, évêque de Pistoia, en Toscane. La représentation héraldique est tout-à-fait traditionnelle pour un évêque : on y voit au sommet le saturno (chapeau romain) duquel pendent douze glands, répartis de part et d'autre.

Sous le blason, un magnifique cénotaphe de marbre noir, surmonté d'un crâne, contre lequel deux angelots s'appuient, l'un tenant une mitre, l'autre une crosse.

La mitre et la crosse, qui sont les insignes épiscopaux par excellence, sont tenus par des anges, comme pour signifier le caractère indéfectible et éternel de l'institution apostolique, contrairement au corps qui, quand a lui, subit les injures du temps et disparaît finalement au ventre du cercueil.

On lit sur le marbre :

DE MORTE COGITANS
DVM IN HVMANIS ESSET
VITAM QVÆ NVMQVAM MORITVR
EXPECTATVRVS
LEO EPISCOPVS
AD ORNATVM ECCLESIÆ
SIBI
MONVMENTUM POSVIT
A.D. MDCVC

Monseigneur Léon,
pensant à la mort
quand il était encore emprisonné par les liens de la chair
et dans l’expectative de la vie sans fin
s'édifia ce monument
pour l’embellissement de l'église
l’an du Seigneur 1695

 

Le beau étant l’éclat du vrai, il convient à l’épouse immaculée du Christ, l’Église, de manifester les vérités éternelles par de magnifiques représentations.

Numéro 23

Samedi 18 août

IVᵉ jour dans l'Octave de l'Assomption de la B.V.M.

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