Chroniques ecclésiastiques | Numéro 5 | Samedi 24 mars 2018

Domine, usquequo
Seigneur, jusqu’à quand ?

Alors persécuté par son fils Absalon et menacé de perdre sa vie avec son trône, c’est la plainte que le saint Roi David fit monter devant le Seigneur :

Domine, usquequo — Seigneur, jusqu’à quand ?

N’est-ce pas une supplication que nous formulons souvent nous-même, lorsque nous considérons les ténèbres dans lesquels nous sommes plongés ?

Tant il est vrai que ce pâturage de l’Église du Christ, naguère si moite et fertile, qui vit tant de si belles lys germer et s’épanouir ; ce champ plein qui connu tant de luxuriantes floraisons qui ravirent les générations des enfants des hommes ; ce grand pré où le Père Éternel même se plaisait à descendre pour y humer cette incomparable profusion de fragrances, s’est comme asséché.

Seigneur ! jusqu’à quand ?

Le Roi David en prière, par Pieter de Grebber.

Aussi, ne sentons-nous pas la main divine prête à se refermer sur les nations ? N’avons-nous pas cette sourde conscience qu’un malheur imminent va fondre sur les sociétés apostates ?

Beaucoup se disent découragés, n’en plus pouvoir mais, tant l’éclipse de la sainte Église dure, tant le crépuscule des monarchies catholiques s’éternise ; d’autres sont encore tourmentés par de cruelles angoisses et s’en trouvent éreintés, abattus, à la vue de la défection de leurs proches.

Si nous n’avons certes que peu de prise sur les événements, n'avons-nous pas en revanche pouvoir sur nous-même ?

Tous ces artifices mondains que sont les nouvelles, le journalisme, les médias en général, ne servent vraiment qu’un objectif : seulement qu’à étioler notre volonté et affaiblir notre intelligence.

Si donc nous ne pouvons changer le monde autour de nous, du moins pouvons-nous changer ce qui est en nous.

En ne nourrissant notre âme et notre intellect que de nouvelles amères et d’informations scabreuses, soyons assurés que nous deviendrons nous-même amères et scabreux.

Au contraire, si nous prenons les mesures viriles qui s’imposent pour nous déprendre de l’esprit du monde, et rafraîchir plutôt notre âme aux sources de la saine doctrine, nous gagnerons paix, joie et réconfort. Cet exile nous paraîtra plus doux ; nous le traverserons avec davantage de sérénité.

Domine, usquequo ? — Seigneur ! Jusqu’à quand ?

Nescio, Deus scit, dit saint Paul, « Je l’ignore, Dieu sait. »

Si nous ignorons combien de temps encore doit durer notre exile, c’est qu’il n’est ni opportun ni souhaitable que nous en ayons la connaissance.

En revanche, nous savons pourquoi ce temps nous est donné. Il nous faut faire comme le roi David, de dignes fruits de pénitence :

Je suis épuisé à force de gémir ; chaque nuit je baigne ma couche de mes larmes, j'arrose mon lit de mes pleurs
Mon œil est consumé par le chagrin, mes traits s'altèrent au milieu de tous les ennemis qui m'assiègent.
— Ps. ⅴı

 

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